20.07.2011

Culpabilités bloguesques et horizons techniques insoupçonnés.

J’en mets un temps, à me décider pour revenir écrire.

 

A défaut de bloGuer, ça bloQue, que voulez-vous ? Phénomène bizarre. Usure ? Lassitude ? Fainéantise ? Angoisse freudienne ? Honnêtement, je ne sais pas. Même la lecture des blogs des copains, qui auparavant me passionnait, je la « procrastine ». En ce moment, je suis en vacances. J’aurais le temps, mais je me trouve d’autres choses à faire. Pourquoi, au nom du ciel ?? Cependant, je ne veux blesser personne. Le blog, c’est le blog, mais les amis blogueurs, ils ont aussi une existence hors des écrits. Et je tiens à eux. Donc, je tiens à revenir. Chez eux, et ici, pour les accueillir.

 

Je me sens tout particulièrement fautif vis-à-vis de Valérie et de Christophe, chez qui je n’ai plus mis les pieds depuis une infinité de siècles ! Mais je vais essayer de rattraper ça avant de partir en vacances. Parce que, vous me connaissez, je ne peux pas reprendre la lecture d’un blog que j’aime juste à la dernière note. NON. Je dois TOUT RATTRAPER de ce que j’ai raté. TOUT.

 

Il va falloir faire vite !

 

Et à part ça ?

 

A part ça, la semaine dernière, j’ai été très occupé par le problème suivant : comment concentrer, condenser, synthétiser, stocker, tout ceci, accumulé depuis des années ?

 

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(et encore, ce n’est là que la partie visible de l’iceberg).

 

Mes cassettes videos, c’est comme mes livres, mes CD, mes vinyls, je ne m’en séparerai jamais, jamais. Là-dedans, il y a la somme de tous les films que Tinours et moi avons aimés, ensemble, à l’époque où nous habitions, dans notre petit studio à la Madeleine, dans notre maison de Marcq, dans notre appart à Montpellier, et ici, à la maison. Plein de souvenirs se rattachent à eux. Par exemple, je n’oublierai jamais, jamais, un film pourtant assez mauvais, Highlander 2, que nous avions vu le soir où TiNours avait emménagé à la Madeleine. J’étais là pour l’aider, ravi d’être enfin seul avec lui. Auparavant, il partageait un appartement à Lille avec deux filles, et ça ne se passait pas super-bien. Bref. Highlander 2, pour moi, c’est le début de la vie intime avec mon z’homme à moi.

 

Donc, revenons à nos vidéons : que faire de ces encombrantes cassettes VCR, si je désire conserver les films ? Réponse : les repiquer sur DVD. Oui, mais. L’appareil adéquat, une collègue de travail me l’a prêté. Il fonctionne très bien, mais il est assez cher. Alors, je suis allé dans un magasin informatique, et on m’a vendu cette merveille :

 

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Avec ça, et un petit logiciel fourni avec, il est possible de repiquer un film directement d’un magnétoscope sur le disque dur d’un PC. Je vous passe les détails techniques, et les problèmes de compression. J’ai pas mal galéré, ce qui peut en partie expliquer ma désertion bloguienne des derniers jours. Mais, le bidule m’a ouvert des horizons nouveaux. Je me suis aperçu qu’avec ça, on pouvait sélectionner des extraits video, ET les copier sur YouTube.

 

Et si je mets une video sur YouTube, je peux vous la faire partager très facilement.

 

Youpi, tralala. Parce qu’alors vous n’imaginez pas le monde de notes possibles qui s’offrent à moi. Notamment, TiNours et moi avons des extraits « fétiches » que nous connaissons par cœur, et que nous nous rejouons régulièrement, dans l’intimité de notre vie quotidienne, au hasard des situations.

 

Alors, je suis bien content de pouvoir partager cela avec vous.

Ca arrive.

16.05.2011

Visite à la ferme

Mardi 03 mai

 

Comme prévu, la pluie tambourinait sur notre toit en soupente lorsque nous nous sommes réveillés ce matin. Mais nous avions été prévenus par le bulletin météo, nous avons donc organisé notre journée en prévision :

 

Le matin, visite de Murat, qui est une bourgade moulée entre trois hauts rochers, résultats de l’activité volcanique de la région (...enfin, à une époque reculée) : Bonnevie, Bredons et Chastel. Nous en avons gravi deux sur les trois.

 

La chapelle de Bredons est située donc au sommet d’un rocher. Le prieuré et le cloitre ont été démolis à la révolution. Seule l’église, trapue, ramassée et massive, en a réchappé. De loin, elle est nimbée d’un certain charme romantique (surtout dans la brume, et dans le flou artistique –bien involontaire, vous vous en doutez- de ma photo) mais de près, on ne lui a pas trouvé grand intérêt, sinon à son portail de style roman. D’autant qu’elle ne se visite qu’en été, au grand dam d TiiNours qui a essayé d’ « espintcher » à l’intérieur sans rien en distinguer.

 

 

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(photo internet)

 

 

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(Photo Lancelot, y a pas photo par rapport à la précédente)

 

 

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(TiNours frustré devant un portail roman méchamment clos)

 

 

Murat a un certain côté élégant dû à son passé médiéval, mais son aspect un peu austère l’emporte, surtout par temps d’orage. Bon, en fin de matinée, on n’avait à déplorer d’orageux que le ciel.

 

 

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A midi, nous avons fait halte dans un petit troquet au nom poétique « l’Arome Antique » où nous avons fait un excellent repas « à la planche » avec un assortiment de fromages et de charcuteries du cru, ce qui nous a rappelé la vinacothèque de Syracuse.

 

 

Puis nous avons héroïquement gravi le second rocher près de la ville : celui de Bonnevie. Pourquoi « héroïquement » ? Parce que, outre le fait que l’escalade se faisait sur un chemin terriblement pentu, la pluie avait concrétisé les menaces du ciel ! Une grande statue de la vierge s’élève au sommet. Nous n’avons pas pris le temps de la saluer comme il se doit. Juste pris quelques photos d’un paysage doublement intéressant, à cause de l’altitude et de la météo :

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Et puis, nous nous sommes rendus à Coltines, à une dizaine de kilomètres de là, pour visiter l’Ostal de la Marissou, ou Maison de l’agriculture auvergnate. Dans une petite ferme du XVII° restaurée, une division des lieux a été créée suivant le thème des saisons : au rez-de-chaussée, l’hiver est évoqué, avec photos de congères de neige, évocation d’activités qui peuvent se faire au coin du feu. Puis on passe à côté à l’étable, où étaient gardées les bêtes (vaches de la race Salers, principalement, la Salers à longues cornes étant la variété régionale). On accède ensuite, au premier étage, au printemps, avec explication de la fabrication du fromage. Une particularité de la Salers est qu’elle donne moins de lait qu’une vache ordinaire (7 litres en moyenne contre 10 à 12 litres par jour) et qu’on ne peut utiliser une trayeuse sur elle (elle ne se laisse traire par un homme que lorsque l’on place son veau près d’elle pour « amorcer » le processus. Voilà pourquoi le fromage Salers est plus cher que le Cantal classique !

 

 

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Enfin, toujours au premier étage, on passe aux activités d’été, avec revue des divers outils et machines utilisés pour les moissons. En automne, on transforme l’épi en pain et on lance les semailles pour la prochaine récolte : la boucle est bouclée !

 

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Nous avons vraiment pris beaucoup de plaisir à cette visite guidée par une jeune fille avenante, simple et aimable. Par hasard, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un groupe d’une douzaine d’enfants (venus de la région parisienne), d’une politesse et d’une sagesse exemplaires, posant questions, prenant des notes. Ils étaient aussi très intelligents et cultivés, sachant répondre de façon précise à des questions sur l’agriculture et les arbres. Un vrai bonheur. J’ai eu honte d’avoir fait la grimace au départ en apprenant que la visite se ferait en leur compagnie.

Le maire du village est aussi venu compléter les explications, visiblement passionné qu’il était par le sujet. Il nous a notamment raconté l’histoire de l’un des paysans figurant sur les photos de l’exposition, Eugène. Il avait travaillé pendant 20 ans avec deux bœufs, Verdun et Clairon. Mais Verdun s’est cassé la patte un soir dans l’étable, on a donc été obligé de l’euthanasier. Son acolyte est devenu lunatique et n’a plus pu supporter la vie, il est donc mort quelques semaines plus tard. Eugène n’a pas survécu non plus à la mort de ses deux animaux, qui pour lui représentaient tout : son travail, sa vie. Il est décédé il y a quatre ans. On le voyait parlant avec émotion et affection de ses bêtes, dans un petit film en fin d’exposition. Tous les enfants et adultes présents ont gardé un silence respectueux pendant cinq secondes à la fin du court-métrage, avant d’éclater en applaudissements émus.

 

 

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