03.10.2011

Une idée amusante

 

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C’est Dr. Caso qui l’a lancée, elle a été relayée par Val, chez qui je l’ai piquée.

S’il faut payer des droits d’auteur, qu’on me le fasse savoir.

 

Alors, si j’ai bien suivi, il s’agit d’illustrer par une photo quelque chose que l’on fait tous les jours.

J’ai réfléchi. Cette année, c’est facile en fin de compte. Il faut savoir que je suis chez moi tous les jours à midi pour y manger (et SVP ne me dites pas que j’ai de la chance, car c’est un avantage que je paie très, très cher par ailleurs.... je vous passe les détails...).

 

Donc, vers les midi, je suis seul, et après avoir mangé, je bois mon café, en écoutant la radio. Quoi, à la radio ? Les Grandes Gueules, sur RMC. Neuf fois sur dix, ils m’énervent, avec, pour certains, leur économie mondiale à tout crin. Il m’arrive de couper, si ce que j’entends est trop énorme en matière d’apologie du libéralisme.

 

Mais ! J’écoute, parce que, quels que soient les intervenants, j’adore entendre l’actualité commentée par plusieurs personnes de bords différents. Ca élargit l’horizon de la culture, et quelquefois ça contribue à être moins sectaire. Même, des fois, je prends des notes.

 

Et puis, un bon café fait passer beaucoup de choses.

 

Après, je suis en forme pour aller intervenir à mon tour dans le débat scolaire.

 

Mais je n’ai jamais demandé aux élèves s’ils avaient au préalable besoin d’expressos pour supporter.mes anglicismes à tout crin.

19.09.2011

La règle de trois, de Troie, de Croix !

 

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L’autre jour, Plume disait en commentaire qu’elle n’avait jamais su calculer une règle de trois. Voilà bien le style de déclaration susceptible de m’émoustiller. J’adore expliquer ce style de bêtise. Ouste, viens là, Bicotine, on va faire un tout petit peu de calcul ensemble.

 

Ca y est, elle chiale...

 

Non non, crie pas, pleure pas, te roule pas par terre, mouche-toi. C’est pas des maths, promis juré !!! C’est pour faire la cuisine !!! Je te jure, ma Plume, écoute-moi, arrête de brailler ! On-va-pas-faire-des- maths-on-va faire–de-la-cuisine !!! Tu veux bien ????

 

Elle me regarde d’un air méfiant... Bon. Pendant qu’elle se calme tout doucement, en reniflant, écoutez-moi, vous z'autres...

 

Avant toute chose, il faut savoir qu’il vous faut déposer à l’entrée tous vos préjugés, toutes vos réticences, tous vos dégoûts et désagréables souvenirs antérieurs.

 

Quand j’étais gamin, je me disais, pour me donner du courage « C’est la Règle de Troie », ça évoquait en moi des chevaux géants, une ville assiégée par de beaux grecs musculeux, etc etc. Bref. Tout ce qui peut amuser, plaire ou attirer, moi, j’utilise.

 

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professeur-t7102.jpgElle n’est pas compliquée du tout, la règle de trois, et elle peut rendre des services dans la vie quotidienne. Pour savoir l’appliquer, il suffit d’être ordonné et logique, et de suivre un schéma simple. C’est tout bête.

 

La règle de trois sert à résoudre ce genre de problème :

 

Je veux faire un gâteau. (Tu vois, Plume, t’ai pas menti. Mouche-toi, je te dis). Sachant que d’après la recette, pour six personnes il faut utiliser trois œufs, 175 grammes de farine et 80 grammes de beurre, quelles sont les proportions exactes pour huit personnes ?

 

Alors, c’est  pas dur du tout. Avant tout, il va falloir ranger. C'est-à-dire, mettre côte à côte la recette pour six personnes, et la recette pour huit personnes.

 

D’abord, se souvenir qu’on ne regroupe pas dans les mêmes catégories ce qui n’est pas « regroupable ».

 

De quels paramètres je dispose ? D’un côté, les gens, les invités, les convives, enfin ceux qui vont bouffer le gâteau une fois qu’il sera prêt, et de l’autre, tout ce qui est alimentaire : œufs, beurre, farine.

 

Et je me pose une série de questions simples :

 

La première : les oeufs

 

Pour six personnes, il me faut trois œufs

Pour huit personnes, combien m’en faut-il ?

 

maths, règle de trois, plumeCombien il me faut d’œufs, c’est un nombre que je ne connais pas, et que je vais appeler X. On se calme. Je vous entends d’ici : « Ouaaah, encore de l’algèbre, fait chier, j’avais horreur de ça à l’école... » Pas de quoi avoir peur. Plume est déjà retombée en syncope, mais elle va se remettre. En attendant, pour les autres : le but de l’enquête, c’est de l’identifier, le petit X. En d’autres termes, savoir combien il me faut d’œufs. X, c’est le nombre d’œufs nécessaire à un gâteau pour huit personnes. Pas de raison de partir en courant.

 

C’est là qu’on va oublier les mots pour simplifier au maximum sous la forme :

 

6 à 3

8 à X

 

Je n’ai fait que schématiser au maximum les deux phrases écrites plus haut.

 

C’est là toute la clé de la chose. On dispose d’un élément inconnu, X. Et de trois éléments connus, qui vont nous aider à connaître le quatrième, donc à identifier X. D’où le nom, règle de trois.

 

Ici, il faut se représenter une croix. Rien de christique ni de métaphysique, simplement une croix, comme un signe « multiplier ». A une époque, j’ai cru aussi que c’était la « Règle de Croix » !!!

 

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Et justement, on multiplie en suivant la croix, que j’ai dessinée en rouge, mais rien à voir non plus avec l’organisme humanitaire. Ils ne viendront vous chercher que si vous craquez et faites une dépression, mais vous n’allez pas craquer, n’est-ce pas ?

 

6 fois x = 3 fois 8

 

Et si vous savez résoudre une équation (ça c’est niveau quatrième, tout de même...) :

 

x = 3 X 8

      6

 

 

 Nombre d’œufs nécessaires à ma recette : 24 divisé par 6 = 4 œufs !

 

Ensuite on peut faire pareil avec la farine :

 

Pour six personnes il me faut 175 grammes

Pour huit personnes il me faut x grammes

 

Donc quantité de farine nécessaire (je trace ma croix mentalement) :

 

x =  175 X 8 = 234g

          6                                                                                                       

(j’arrondis)

                                                                                                                         

maths, règle de trois, plume

 

 

 

Et voilà, pareil pour le beurre, etc etc.

 

Plume suce son pouce et me regarde d’un œil rond. Elle est tout étonnée. Elle a compris, et maintenant en plus elle va nous préparer un bon gâteau.

 

Ou m’envoyer le mélange à la tête ?

 

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16.04.2011

Fiel, mon pari

Il y a dans le monde du blog (dans celui qui se limite à mon horizon, en tout cas) une mode qui s’est un peu perdue, ce que je déplore : celle des tags. Autrefois, circulaient des listes, des questionnaires à remplir, des défis à relever, des photos à prendre, et après s’être acquitté de son devoir, on repassait la « patate chaude » à quelques blogueurs amis, en leur demandant de faire pareil de leur côté.

 

C’était bien, parce qu’en cas de manque d’inspiration bloguienne, ça pouvait fournir un sujet de note marrant pour occuper une soirée solitaire au coin du feu. Il fallait que ce soit intime, sans trop l’être, amusant mais pas pesant, un peu compliqué mais pas ardu, révélateur sur soi-même sans pour cela être obscène... Je  me souviens d’une chaîne sur l’alimentation qui m’avait beaucoup amusé. Une autre, coquine, qui parlait de sexe. Une autre, musicale, je l’avais adorée, celle-là, où il fallait aller chercher sur Deezer  des morceaux que l’on dédiait à tel ou tel blogueur, en expliquant pourquoi. Une autre fois, il avait fallu énumérer 10, ou 15, ou peut-être davantage, je ne sais plus, choses originales sur soi, que l’on n’avait jamais dites à personne.

 

Alors cet après-midi, je me suis dit : puisque personne ne veut plus m’enchainer, si je créais moi-même une chaîne ?

 

J’ai un peu surfé sur le web pour piquer des idées, et je suis tombé sur des interviews de célébrités américaines, basées sur ce style de petites questions simples et idiotes (plat préféré, à quoi l’on pense en se levant, en quel animal on aimerait étre réincarné, etc). C’est con-fon-dant, comme dirait ma copine Sylviane. La plupart des jeunes acteurs interrogés répondent à « Quelle personne célèbre auriez-vous le plus aimé rencontrer ? » « Jésus » (pourquoi pas Dieu, tant qu’à faire... moi, je préfèrerais). « Quel est votre livre préféré ? » « la Bible » (les deux tiers des gens interviewés n’ont pas dû en lire plus de dix pages, et je suis optimiste) et enfin à : « Quelle est la personne que vous admirez le plus ? » « Mon père ». C’est gentil pour la maman. Tout ça fait froid dans le dos. On se croirait dans un épisode de la Petite Maison dans la Prairie.

 

Alors, pour se démarquer des bons sentiments, j’ai pensé à inventer une chaîne où l’on doit cracher du venin. J’en avais déjà vaguement eu l’idée il y a quelques mois, et voilà qu’elle revient me tarauder. Appelons ça « la chaîne fielleuse ». En route pour les questions. Bien sûr, il faut fournir une explication, même si elle est succincte. Mais l’idéal, c’est de tremper sa plume dans un bain acide. C’est parti !

 

Chaîne, fiel

 

1)     Citez deux ou trois livres que vous avez détesté de A à Z.

2)     Citez deux ou trois films que vous avez totalement abhorré.

3)     Parmi les tâches, ou corvées, quotidiennes, ou hebdomadaires, dont vous devez vous charger, quelle est celle que vous haïssez pardessus tout ?

4)     Quelle est la couleur que vous trouvez la plus hideuse ?

5)     Quelle est la chanson que vous détestez entendre ?

6)     Citez une ou plusieurs odeurs que vous ne supportez pas.

7)     Quelle est la ville la plus laide que vous ayez visitée ?

8)     Quel est le plat cuisiné qui vous écoeure le plus ?

9)     Seriez-vous capable de dire combien de personnes dans votre vie vous avez viscéralement haï ? Et pour quelle(s) raison(s) ?

10)Quel est le trait humain qui vous révolte le plus ?

11)Citez un pays où vous détesteriez vivre.

12)Quels types de nouvelles, aux informations, sont les plus susceptibles de vous exaspérer ?

  

 

Qui je tague ? Ah, ben, les habitués de ma Table Ronde, évidemment : Calyste, Plume, Cornus, Karagar. Christophe aussi, s’il veut bien. Aucune obligation pour personne, bien sûr. Sauf que si tout le monde décline, ça va être la honte, et la fin de ma vocation de créateur de chaînes, Deus ex catena. Enfin, je prends le risque !

 

Et moi au fait ? Je n’ai pas répondu à mes propres questions, direz-vous. Eh bien, je ne l’ai pas fait pour plusieurs raisons. D’abord, élaborer le questionnaire mobilise une certaine forme d’énergie, qui n’est pas la même que celle consistant à fournir des réponses. Et je ne veux pas mélanger les deux « flux » ! Je répondrai, mais plus tard, histoire que mon cerveau laisse « décanter ». D’ailleurs, ça mérite un peu réflexion, vous ne croyez pas ? Et puis, ça me donnera un sujet pour une autre note, ultérieurement. Toujours ça de gagné.