27.10.2011
Dernières nouvelles du front
Un demi-trimestre qui s’achève un peu de bric, un peu de broc... Suite à une rentrée plus que catastrophique, on me traite, à droite et à gauche, comme un grand malade qu’il faut ménager... ça finit par être appréciable. Et je constate une fois de plus que l’être humain s’adapte à tout, pourvu qu’on lui en laisse le temps.
Dimanche dernier en compagnie de mes parents. Le temps froid, un ciel couvert, nous obligent à cocooner. J’ai toujours trouvé difficiles les repas où tout le monde parle à la fois, à tue-tête, de choses différentes. J’ai un cerveau binaire, qui ne peut se concentrer sur plus de deux sujets à la fois. A quatre convives, c’est parfait. Après le déjeuner, TiNours a tenu conversation avec son Beau-Papa ; moi avec ma Môman, dans des pièces différentes, logistique oblige. Lorsque le simple fait de passer d’une pièce à l’autre se met à ressembler à une épreuve olympique, la convivialité doit faire des concessions... Là aussi, l’être humain s’adapte à tout, y compris à la gestion de son espace vital.
La météo : ou c’est elle qui est très contrariante, ou c’est moi qui suis très râleur. On va dire que c’est les deux, torts partagés ! Depuis le 2 septembre, j’avais passé un mois et demi à dégouliner l’après-midi en compagnie des élèves, dans des salles de cours transformées en étuves, par température caniculaire. J’en arrivais à souhaiter l’arrivée du frais, et de l’humidité, du vrai automne, quoi ! Après s’être longuement fait désirer, il est effectivement arrivé, mais précisément le jour où moi je démarrais mes vacances. Il aurait pu venir, soit deux semaines plus tôt, soit deux semaines plus tard, non ?
Affreuse tempête lundi. Pas tellement par rapport à la quantité d’eau tombée, mais le vent violent a provoqué de sérieux dégâts. Rien de grave chez nous, sinon un jardin et une cour qui ressemblaient à un lendemain de rave-party, et une piscine remplie de feuilles de palmiers, fruits de néflier (Piergil, si tu avais été là on t’aurait volontiers laissé plonger pour aller les récupérer, rien que parce qu'on t'aime bien...), brindilles et autres cochonneries. J’ai passé une heure à nettoyer ça le lendemain.
J’ai également passé des heures, la semaine dernière et lundi en plus, à me démener pour organiser un stage en Angleterre pour deux élèves. Mon contact à Birmingham était une dame adorable qui elle aussi s’est coupée en 18 pour nous rendre service. Tout ça pour apprendre le lundi que les élèves ‘hésitaient encore à partir’ pour des raisons liées à l’incommodité du logement que nous leur avions trouvé (à une demi-heure de train du lieu de stage, sachant qu’il y a un train toutes les 20 minutes et que Rachel, la maître de stage anglaise, proposait de les faire démarrer le matin à 10H pour leur laisser le temps de se déplacer !!). J’ai eu un tout petit coup de sang sur ce plan-là, et j’ai un tout petit peu hurlé.... Bon, elles ont enfin, tout de même, décollé pour l'Angleterre hier après-midi... passez, muscade...
En ce début de vacances, j’ai eu l’occasion de réfléchir, un peu plus, sur les rapports humains. Constater qu’en la matière, quoi que l’on fasse, on ne donne jamais autant que ce que les autres attendent de nous, et, très logiquement, on ne reçoit jamais autant d'eux que ce que l’on espère. Une sorte de fatalité inéluctable. Une fois qu’on l’a compris et admis, ce n’est pas si déprimant, en fin de compte. Il suffit de se forger une philosophie un peu fataliste et essayer, quoiqu’il advienne, de respecter en permanence quelques règles simples :
-s’interdire de déprimer lorsqu’on croit recevoir une claque (puisque de toute façon, dans la plupart des cas, les ‘autres’ l’ont donnée sans le faire exprès). Remettre tout en perspective, toujours.
-tirer des leçons de chaque expérience, appliquer l’ ‘axiome du miroir’ : « Ce que moi je lui reproche, il/elle n’a-t-il/elle pas eu, à un moment ou à un autre, des motifs de me le reprocher ? »
-essayer de faire mieux la fois suivante, tout en sachant que ce ne sera jamais considéré comme satisfaisant, mais que de toute façon ce n’est pas grave. Il n’y a jamais de bilan définitif, ni en bien ni en mal.
-savoir souffler par moments, se dire « Arrête de te faire du mal, ça ne sert à rien ». Savoir dire stop aux grandes eaux, aux grandes orgues intérieures, lorsqu’elles se déchaînent.
-œuvrer pour soi, aimer les autres.
Sur ce, il est temps, pour TiNours et moi, de filer, à notre tour, vers de plaisants lieux de villégiature.
A très bientôt, bises à vous tous.
08:12 Publié dans Les états d'âme de Lancelot, Vacances | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note


Commentaires
Dis donc, y a tout juste la place pour vos brosses à dents dans le coffre de la jolie voiture !
Écrit par : laplumequivole | 27.10.2011
Répondre à ce commentaireOui pas la place d'emporter ses prises de tête favorites,TiNours copilote,le panier pique-nique,c'est tout.
Écrit par : Ipsa | 27.10.2011
Répondre à ce commentaireAh, les stagiaires qui ne savent pas ce qu'elles veulent...! On fait des miracles... et pour elles, qui ne se rendent pas compte qu'il s'agit de vraies prouesses.
Bonnes vacances, chers Lancelot et TiNours - bien méritées!
Écrit par : Johnny | 29.10.2011
Répondre à ce commentaireFaut donc vous souhaiter une fabuleuse villégiature, et vive les vacances, profite tu auras bien le temps en rentrant d’œuvrer. Gros bisous
Écrit par : Bougrenette | 29.10.2011
Répondre à ce commentaireVoilà donc les deux donzelles qui te tourmentaient !
Effectivement, il y a qqfois des gens & des situations qui vous font "tourner en chieuvre (chèvre ds le patois local)"
Comme toi, j'ai de + en + de mal à supporter un brouhaha général, & pourtant je tiens de ma feue mère, un talent dangereux pour l'entourage : écouter une conversation qui ne m'est pas destinée pdt que je parle avec d'autres ...
J'espère que le temps maconnais t'est favorable, ici, variable & un rhume carabiné qui me tient par la gorge.
Non, je ne me suis pas promené les fesses à l'air !
Écrit par : philippe | 30.10.2011
Répondre à ce commentaire@ Plume : On a loué une remorque ! Il le fallait bien, en revenant, y avait deux caisses supplémentaires... euh...... :)
@ Ipsa : Bonjour toi, content de cette première visite ! Bienvenue ici . :)
On n'a pas pris de panier pique-nique, il y avait de très bons restaus là où on était !
@ Johnny : En vacances, nous avons rencontré ton petit frère ! Ton sosie en (un tout petit peu) plus jeune ! C'était incroyable. On te racontera. :D
@ Boubou : "oeuvrer", mais on peut "oeuvrer" beaucoup en vacances aussi, tu sais !
Merci, Grenouille, gros bisous à toi aussi, j'espère que tu vas bien. ;-)
@ Philippe : Faut soigner ça, lapin ! Le rhume, pas les fesses à l'air.
Merci pour le petit cadeau en mail, il fut très apprécié... :-)
Écrit par : Lancelot | 02.11.2011
Répondre à ce commentaireAh maintenant je sais ce qu'il y avait dans les caisses, tralala ! C'est la factrice qui m'a dit !
Écrit par : laplumequivole | 02.11.2011
Répondre à ce commentaireRestez bien à l'abri ce soir les cocos !
Écrit par : laplumequivole | 03.11.2011
Répondre à ce commentaire@ Plume : Oui, M'man ! On restera là, sages, à explorer l'intérieur des caisses ! :)
Écrit par : Lancelot | 03.11.2011
Répondre à ce commentaireMoi il me semble que je ne prends pas le temps de réfléchir sur les rapports humains, car c'est une chose qui a fini par me devenir familière et "travaille en tâche de fond" en permanence en moi. Alors je crois que finalement plus grand chose ne m'étonne ou ne me perturbe plus que ça.
Sinon, merci pour la carte de la capitale des vaches blanches. Si nous avions su, nous aurions pu nous retrouver parce que nous n'étions vraiment pas loin. Pas forcément longtemps parce que j'étais pas mal occupé, mais au moins le temps d'un bon repas. Merci encore.
Écrit par : Cornus | 05.11.2011
Répondre à ce commentaire@ Cornus : Pour les rapports humains, il faudra que tu me donnes ta recette... moi, ça me tracasse sans cesse, et toutes les bonnes résolutions que je pourrai prendre n'y changeront rien.
Sinon, ah ! Zut ! Ca aurait été bien de se voir. mais bon, si From et toi poussez un peu plus au Sud la prochaine fois... en le sachant à l'avance.... :) :) :)
Écrit par : Lancelot | 05.11.2011
Répondre à ce commentaireJe n'ai pas dit que cela ne me tracassait pas, mais je tente de beaucoup relativiser.
La prochaine fois, on se dit mutuellement quels sont nos projets (même pas encore clairement définis) de séjours rhône-alpins, bourguignons ou sudistes.
Écrit par : Cornus | 06.11.2011
Répondre à ce commentaire@ Cornus : Ou Nordistes ! On va y faire un passage éclair vers le 15 juillet, ceci dit, je doute que vous soyiez dispos à ce moment là...
Écrit par : Lancelot | 06.11.2011
Répondre à ce commentaireAh oui, vers le 15 juillet ? Tu sais déjà ça, toi ? En général, on n'y est pas à ce moment là, mais ça peut changer. Et si on n'y est pas on sera peut-être en Bourgogne (c'est sur le chemin).
Écrit par : Cornus | 06.11.2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire