16.10.2011
A SCOOP !
A la fin des années 70, quand je regardais des séries américaines, l’une de celles que j’aimais bien était 'Drôles de Dames' ('Charlie’s angels') où Farrah Fawcett faisait ses débuts. C’était, comme la plupart le savent, l’histoire de trois nanas détectives en Californie, qui enquêtent sur des affaires diverses. Elles avaient été réunies par Bosley, un sympathique patron rondouillard et débonnaire, travaillant lui-même pour le mystérieux Charlie en question. Les ingrédients plaisaient au public, à l’époque. Les détectives étaient à la mode (Kojak, Mike Hammer, Magnum) mais ça marchait encore mieux s’ils travaillaient en équipe (Starsky et Hutch). On aimait aussi les bimbos en maillot de bain (Dynasty, Dallas) mais toujours spirituelles, indépendantes, sportives et cascadeuses, une mode qu’avait lancée Mrs Peel une quinzaine d’années plus tôt dans ‘Chapeau melon et bottes de cuir’.
Les drôles de dames et Bosley oeuvraient tous les quatre pour l’énigmatique « Charlie », le chef « d’en haut » dont on entendait la voix au téléphone, mais qu’on ne voyait jamais, sauf quelquefois de dos, dans son fauteuil. Les filles n’avaient de contacts avec lui autres que téléphoniques, d’ailleurs. Une petite dose de mystère et d’humour dont chaque histoire était assaisonnée.
A la fin de l’un des épisodes de la première saison, après avoir brillamment réussi une de leurs enquêtes, comme toujours, Kelly, Sabrina et Jill se retrouvent dans un restaurant pour épiloguer sur tout cela. Et au moment où elles demandent la note, le serveur leur dit « Pas la peine, mesdames, la note a déjà été payée par le monsieur qui était assis là-bas au fond de la salle, et qui vient de partir. Il m’a chargé de vous transmettre cela ‘Avec les compliments de Charlie’ ». Coup de théâtre. Et là, elles deviennent toutes les trois hystériques : « Comment était-il ??? » « Est-ce qu’il avait une barbe ? » « Est-ce qu’il était seul ? » « Quel âge avait-il environ ? » et bien sûr le serveur se met à bégayer, ne sait pas répondre précisément, et l’épisode s’achève ainsi.
Il y a des gens comme cela, dans la vraie vie, qui se manifestent, montrent le bout de leur nez, et puis disparaissent. On se demande, après ce premier contact, qui ils peuvent bien être. Et puis ils reviennent, laissent un commentaire, refont parler d’eux, et ensuite filent à nouveau, discrets comme des petites souris. On se dit « la prochaine fois je l’aurai ! », et la fois suivante on clique sur le lien qu’ils ont laissé, mais ça ne débouche pas sur le résumé de leur quotidien, sur des clichés de leurs vacances, ou une identité claire. On arrive sur des des photos-montages, des blagues, des extraits video, des chansons, ou sur YouTube, mais jamais, jamais, jamais sur une identité bien définie. Le flou, le mystère, peuvent avoir leur charme, c’est certain. Mais, en ce qui me concerne, permettez-moi de faire ma Drôle de Dame, c’est rageant, zut ! Je veux savoir, crotte de bique !! Vous avez bien compris de qui je parle depuis cinq minutes, bien sûr. Mais qui est Piergil, à la fin ??? Un farfadet coquin, un lutin malicieux, un blogueur sans blog, un être insaisissable, qui apparaît, disparaît, revient, vous laisse des semaines sans nouvelles pour revenir vous pincer l’oreille par derrière et vous aiguiller vers ses dernières créations, des montages à hurler de rire, des messieurs à moitié nus, ou à moitié habillés, c’est selon, des puzzles où il aura collé votre tête, votre main, votre jambe, et la suite au prochain numéro ?
Non, moi, face à Piergil, j’ai toujours hésité entre le fou-rire et la frustration hystérique, et pour finir j’en étais resté aux fous-rires hystériques, mais ce n’est pas une vie, cela, enfin.
Vous ne trouvez pas ?
Encore une fois, d’aucuns me diront qu’à toujours vouloir voir, rencontrer, connaître, on risque déception, désillusion, déconvenue, déboires, dépit, désappointement, et des tas d’autres choses... Mais, Lancelot, il est têtu comme une mule, et quand il a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs. Lancelot voulait savoir qui se cachait derrière le mystérieux Piergil. Grand, petit ? Jeune, vieux ? Blond, brun ? Blanc, noir ? Et même : homme ou femme ? Qu’en savait-on, au final ??? Certes, il/elle avait semé derrière lui, tel le Petit Poucet, de nombreux indices, mais il/elle est tellement farceur/farceuse, comment savoir exactement si l’on avait vraiment affaire à qui on croyait avoir affaire, sachant qu’il/elle aimait faire son impalpable, son insaisissable, son intouchable, son immatériel ?
Moi je voulais savoir. Et ce soir, je peux vous l’annoncer. Scoop plus formidable que le résultat des primaires socialistes :
Piergil existe, je l’ai rencontré.

21:26 Publié dans Blog, Blogpotes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : piergil, charlie's angels, drôles de dames



Commentaires
Ah dis donc, toi tu sais t'y prendre pour énerver les gens ! IL EXISTE JE L'AI RENCONTRÉ, punaise, j'ai sauté en l'air !
Tu crois que t'es tout seul à subir le feu de l'enfer de la curiosité, le seul à enquêter de ci, de là, à échafauder des peut-être, des va savoir, des si ça se trouve ?
Bon en même temps, restons dignes, sinon ça va lui/leur monter à la tête.
Écrit par : laplumequivole | 16.10.2011
Répondre à ce commentaireBon, toi aussi, tu nous laisses la langue pendante! Ou tu en dis plus, ou tu ne dis rien!
Écrit par : calystee | 16.10.2011
Répondre à ce commentaireCalyste, tu crois vraiment qu'il y aurait baleine sous gravillon ?
Lancelot nous mènerait en bateau ? Nous cacherait des informations capitales ?
Écrit par : laplumequivole | 16.10.2011
Répondre à ce commentaireIl aurait des visions ?
Écrit par : laplumequivole | 16.10.2011
Répondre à ce commentaireAlors ça, j'y crois autant qu'à Lancelot en drole de fawcett...
Écrit par : saint thomas | 16.10.2011
Répondre à ce commentaireAh ben ça lui va drôlement bien la perruque blonde !
Écrit par : laplumequivole | 16.10.2011
Répondre à ce commentaireBon et Piergil, il est aussi intéressant que tu l'espérais ;o)
Écrit par : Valérie de Hte Savoie | 17.10.2011
Répondre à ce commentaireTu parles d'un scoop : "Piergil existe". Il n'y avait vraiment pas besoin d'une illumination pour dire ça. Cet être malfaisant n'est pas un ange comme tu voudrais nous le faire croire, mais une créature démoniaque qui s'est fait un malin plasir à te faire tourner en bourrique. D'ailleurs de telles révélations sans preuve n'ont pas plus de valeur que le témoignage de sainte Bernadette. Non non, Piergil est une pure création infernale de quelque blogueur désoeuvré en mal de sensation.
Écrit par : Cornus | 17.10.2011
Répondre à ce commentaire@ Plume : LOL, ce que ta réaction m'a fait rire... Je sais que tu es forte pour les enquêtes, Bicotine. Je veux bien te servir de Watson, en l'occurrence. :D
@ Calyste : Ohlà t'as pas fini de m'engueuler, toi ? Un seul Olivier Autissier m'a suffi, merci ! La suite arrive, cesse de jouer les Pépé Ronchon...
@ Plume 2 : Ni visions ni baleines, ma toute belle. Cétacé que Piergil se cachalot parce qu'il a le dauphin !
Non non, j'ai des preuves. Et un témoin, en la personne de TiNours !
@ "Saint Thomas" : Toi, tu ferais mieux de nous dire si tu n'as pas trop eu le vertige sur le Pont de Millau...
:-) :-) :-) :-)
@ Plume 3 : Tu crois ? Moi je trouve que ça me donne un faux air de John Lennon, sans les lunettes... Lancelot se produisant en Drôle de Dame en spectacle au cabaret de Michou, c'est pas encore pour demain ! :)
@ Val : Encore plus ! Je te l'ai déjà dit, il y a bien longtemps : je ne suis jamais déçu de mes rencontres avec les amis du blog, jamais.
Et j'ai pensé à toi...
Et je te bise, fort.
@ Cornus : En matière de 'création' éthérée et impalpable, je peux toutefois t'assurer qu'il a un solide appétit ! :-) Ce qui est très bien d'ailleurs, j'adore que les invités apprécient nos petits plats mitonnés avec amour...
Sinon, qu'est-ce que c'est que ces méchanteries ? comme dirait TiNours. Meuh non, pas 'démoniaque', ni 'malfaisant', ni 'infernal' du tout, hein !!! C'est un vrai n'amour, mon Piergil. Gentil, marrant, bien élevé, et adorable. Personne ne sera autorisé à dire de mal de lui ici, pas même toi, Frérot !
Écrit par : Lancelot | 17.10.2011
Répondre à ce commentaireAlors si je ne suis plus autorisé à dire des "méchanteries" sur Piergil ici, je vais devoir le faire chez moi, et crois moi, cela ne va pas être à son avantage. Ça va saigner. Il ne faudra t'en prendre qu'à toi si cela dégénère. Que vaut-il mieux : de petites attaques gentillettes ici ou la guerre totale chez moi ? Devrais-je rappeler que le dernier qui a osé s'attaquer à ma noble personne a été réduit au silence éternel ?
Non, je blague à part, je ne doute pas que Piergil soit quelqu'un de bien. Et puis, si en plus tu le dis, cela double ses chances.
Écrit par : Cornus | 17.10.2011
Répondre à ce commentaireMais dis-moi, je n'arrive pas à saisir dans leurs commentaires si tes correspondants avaient déjà entendu parlé de ce "fameux" Piergil avant qu'ils ne lisent cette note.
Écrit par : philippe | 18.10.2011
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