16.08.2011
La macchina fotografica era guasta !
Jeudi 28 juillet
Nous nous étions encore une fois levés aux aurores pour profiter pleinement d’une excursion que nous prévoyions être l’une des plus belles de notre semaine : les îles de la Maddalena, dans l’archipel situé au nord-est de la Sardaigne. Elles sont le résultat de la séparation de la Sardaigne et de la Corse, il y a... quelques millions d’années. Il est vrai qu’en les arpentant, on peut se croire transporté à l’ère paléolithique, par certains aspects. Mais je vais trop vite.
C’était moi qui avais le volant aujourd’hui. Première étape, Palau, à une centaine de kilomètres d’ici, où nous devions embarquer pour Maddalena, la plus grande île de l’archipel. Vingt minutes de traversée plus tard, nous débarquions à 10h, prêts pour découvrir et dévorer les beaux paysages qui s’offraient à nous. Maddalena et reliée à sa voisine, Caprera, la deuxième en taille sur cette côte-là, par un pont de six cent mètres. Nous n’avions fait aucun plan au préalable. « Par laquelle commençons-nous ? » me demande TiNours. J’étais excité à l’idée que personne n’habite Caprera pendant l’année, sinon quelques bergers, et que l’île est pratiquement déserte. Les touristes n’étaient pas très nombreux à cette heure. Nous avons franchi le pont.
On se gare un peu avant le musée Garibaldi, que nous n’envisagions même pas de visiter, alléchés par l’idée d’une belle randonnée dans la nature sauvage le long des côtes. « Je vais te photographier devant la baie » dis-je à TiNours. J’essaie, photo blanche. Tiens ? Je recommence. Photo blanche. Je vérifie le flash, les piles, la puce, j’éteins, je réessaie. Photo blanche, photo blanche, photo blanche, blanche, blanche....
L’appareil a six ans. Il commençait à donner des signes de faiblesse, notamment de lenteur, qui me faisaient hurler et vitupérer souvent. Et bien voilà. Il n’a rien trouvé de mieux que de nous lâcher juste au départ de notre randonnée dans des îles merveilleuses, par un temps splendide.
On est très mal dans ces moments-là, savez-vous ? Un peu comme lorsqu’on s’habitue à internet et qu’on ne l’a plus sous la main, comme un verre d’eau lorsqu’on a soif, ou un biscuit lorsqu’on a faim. On s’aperçoit qu’on est très très très dépendant de ces « choses-là ». Moi, en vacances, je mitraille tout ce qui bouge. Tout ce qui est immobile aussi, d’ailleurs, de préférence. A l’ère du numérique, c’est chouette, on peut gaspiller, et jeter ce qui ne nous plaît pas, au vu du résultat.
Là, qu’allions-nous faire ? Il nous restait la solution du pauvre : le brave vieil appareil argentique jetable, qui était heureusement en vente à la buvette du musée Garibaldi ; Pour 10 euros, j’achète la possibilité de faire vingt-sept photos. Vingt-sept ??? Gloups, bigre, diantre, c’est ce que je consomme en dix minutes, d’ordinaire, lorsque je visite quelque chose qui me plaît.
TiNours me dit : « Enlève l’étiquette, nous serons moins ridicules ». Où la coquetterie ne va-t-elle pas se nicher ? Je ne lui envoie pas dire que je me moque éperdument que l’on rie de moi dans mon dos, je n’utilise pas un appareil pour montrer aux autres que je possède le dernier cri de ce qui se fait en matière de photographie, mais simplement pour prendre des clichés. Qu’on se le dise !
C’est là qu’on découvre qu’on n’est plus du tout habitués à faire ce que l’on faisait tranquillement il y a vingt ans, vous savez. Viser avec un viseur. Faire attention à bien cadrer, à ne pas mettre le doigt devant l’objectif. Economiser la pellicule. Et puis soudain, une angoisse terrible m’étreint. Je viens de me rendre compte qu’il va falloir les faire développer, ces photos. Et donc les attendre. Ne pas pouvoir les visualiser le soir même sur notre pc ! Affreux. Affreux.
Mais, le ciel nous aimait bien, finalement. J’ai découvert que je pouvais encore faire des films avec mon capricieux numérique en grève, et aussi que je pouvais prendre des clichés, à condition de zoomer aux deux tiers de la possibilité de l’appareil. Ce qui, tout de même, réduisait mes possibilités de photographier de larges paysages. Mais, c’était mieux que rien, et nous pouvions nous estimer encore heureux.
C’est ainsi que je peux tout de même vous livrer la série de photos « zoomées » que nous avons prises lors de cette journée, merveilleuse malgré tout. FUCK la technique. Après tout, nous étions là, pas seulement pour photographier, mais aussi et surtout pour nous remplir les yeux, les jambes, le cœur.
Dernière minute : figurez-vous que les photos prises avec l'appareil argentique n'étaient pas prêtes hier (15 août oblige), que je dois attendre aujourd'hui pour les avoir, et que je ne peux donc pas les publier ici avec les autres "numériques zoomées" pour vous faire apprécier la différence. La technique moderne, on a beau dire, ça a du bon quelquefois... Ca évite les attentes interminables et les déceptions... Ceci dit, je ne sais pas du tout à quoi pourront ressembler ces photos argentiques prises avec un talent incertain, par un photographe au moral chancelant... La suite au prochain numéro... Je les rajouterai peut-être à la note, pour qu'on compare ensemble !
La traversée vers Maddalena :
Caprera, côte ouest, la ballade du matin :
Direction pause-repas :
Caprera, côte Nord, ballade de l'après-midi :
Le tour de l'ïle de Maddalena, en fin d'après-midi :
Petite promenade en ville avant d'embarquer pour le retour :
Flash de dernière minute : j'ai rajouté des photos prises avec l'appareil argentique ! Sauriez vous deviner lesquelles ?
Indice : il y en a trois pour l'ïle de Caprera, deux pour celle de Maddalena.
12:23 Publié dans Vacances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : îles de la madalena








Commentaires
J'ai réussi à "dézoomer" la 7....et ça donne une belle vue d'ensemble!!
Écrit par : piergil | 16.08.2011
Répondre à ce commentaire@ Piergil. Que des bêtises, que des bêtises... enfin, puisque tu aimes jouer à ImageShack, j'ai décidé de m'y mettre aussi. :D
Écrit par : Lancelot | 16.08.2011
Répondre à ce commentaireMagnifiques photos malgré les circonstances. Celles de l'argentique jetable, ce ne serait pas les plus bleues ?
Question appareil photo, je trouve scandaleux que les petits numériques lachent aussi rapidement. Mon petit compact a tenu à peine plus de 5 ans, et encore la dernière année, il n'avait pas fatigué. Et pourtant, j'avais été soigneux... Et ce n'est pas un cas isolé. Je pense que j'aurais aussi du mal à revenir à mon vieux reflex argentique, même s'il est toujours opérationnel.
Écrit par : Cornus | 23.08.2011
Répondre à ce commentaire@ Cornus : J'ai honte ! Je ne sais plus moi-même... ça m'apprendra à faire des jeux à la con... Celles dont je suis absolument sûr qu'elles ont été prises avec l'argentique, ce sont les deux situées immédiatement sous les titres "Capresa, le matin" et "pause-repas"... pour les autres.... HONTE.
Ah bah, 5-6 ans c'est déjà pas mal, quand on sollicite pas mal l'appareil photo, ce qui est mon cas, et le tien sûrement, je m'en doute ! Je me plains pas trop.
Écrit par : Lancelot | 31.08.2011
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