31.03.2011

Rome, ici et là, Rome, conclusion

Vendredi 12 mars

 

Nous avons rempli cette dernière journée avec les choses que nous n’avions pas eu le temps ou l’occasion de faire, et aussi à approfondir l’impression laissée par certains quartiers.  Sans hâte, en flânant. L’atmosphère s’y prête d’autant plus que la météo est de plus en plus belle.  Le soleil nous accompagnés tous les jours, mais en plus le thermomètre a grimpé aujourd’hui, nous obligeant même parfois à prendre nos manteaux sur le bras. Le printemps est presque là !

 

P2182032.JPG

P2182033.JPG

   Nous avons commencé par une n-ième promenade vers la Place Saint Pierre (on va bientôt connaître les remparts du Vatican mieux que Benoît XVI). Longer le château St Ange, traverser le pont sur le Tibre, repasser devant le musée Stemps, arriver à la Piazza Navona (« Pizza Navona », comme dit ce farceur de TiNours). Bien moins d’affluence que dimanche. J’en profite pour reprendre des photos avec des détails sur les fontaines.

 

P2182039.JPGP2182040.JPG

P2182048.JPG

P2182047.JPG

 

P2182054.JPG

Sur cette place (comme partout ailleurs dans Rome, mais là surtout) des vendeurs d’origine pakistanaise (ou tout au moins est-ce ainsi que je les identifie) proposent une série de gadgets destinés aux enfants : des pistolets crachant des rafales de bulles, des sphères en plastique semblables à deux œufs, qui, lorsqu’on les jette au sol, s’étalent puis reprennent leur forme sphérique initiale, et enfin de petites pierres magnétiques que l’on peut faire jongler entre deux doigts. J’en rêve ! Surtout du pistolet à bulles. Devant mes réactions de gamin, TiNours n’a cessé de me proposer de m’acheter ces cochonneries, mais j’ai obstinément refusé. Il y a un certain degré de puérilité auquel il faut savoir résister.

P2182056.JPG

 

Nous avions prévu depuis le début de la semaine d’aller voir une exposition sur la vie de Caravaggio, dans la bibliothèque attenante à l’église Sant’Ivo alla Sapienza, un lieu ouvert spécialement pour l’occasion. Les visites se faisaient en italien uniquement. La jeune guide qui nous accompagnait m’a découragé au bout de cinq minutes : dé »bit ultrarapide et mots avalés avant même d’être mâchés. D’ailleurs, la dizaine de personnes qui composait le groupe s’est très vite dispersée, sans écouter plus avant. Nous avons eu alors la bonne idée d’intégrer le tour suivant, conduit par un jeune homme précis et à l’élocution claire.

 

P2182067.JPG

P2182068.JPG

P2182081.JPG

P2182077.JPG

 

P2182085.JPG

P2182089.JPG

P2182086.JPG

 

P2182091.JPG

P2182098.JPG

 

P2182106.JPG

Seules deux œuvres du maître étaient exposées, mais il y avait aussi une collection de témoignages écrits sur des documents officiels (rapports de police, etc) attestant des nombreux procès et problèmes que l’artiste avait eu au cours de ses séjours successifs à Rome.  Il aimait un peu trop les duels, apparemment.

En sortant de la bibliothéque , nous nous sommes retrouvés au beau milieu d’une manifestation monstre en faveur de l’université libre. Forza il popolo ! Le défilé passait notamment devant le palais de Vittorio Emmanuele, moment à immortaliser. De nombreuses rues étaient barrées, ce qui a compliqué notre itinéraire. Toutefois, il arrivait que des carabinieri plus sympas que les autres nous laissent passer, sur la bonne foi de nos mines de touristes innocents, ce qui m’a permis plusieurs fois de les dévisager lascivement. « Ah, bah, ils ne sont pas tous beaux », me dit TiNours, blasé. Tous, certes non. Mais il faut bien dire que, pour la plupart....

 

P2182132.JPG

P2182133.JPG

P2182136.JPG

Ensuite, visite de la crypte de Balbi, dernier site auquel notre pass archéologique donnait accès. Sur deux étages, vestiges, objets de la vie quotidienne, pièces de monnaie, sur diverses époques : étrusque, médiévale, renaissance. La particularité du site est qu’il rassemble en ses fondations architecturales des restes de toutes ces périodes de l’histoire. C’est visible lors de la visite des sous-sols, la partie la plus intéressante à Baldi. Hélas, malgré la gentillesse et la qualité de parole de la guide, tout cela est bien trop technique, je peux seulement comprendre une phrase sur quatre. Le plus étonnant, selon nous : une citerne pour nettoyer les latrines avait été aménagée là, sous le règne d’Adrien. L’humidité des lieux glace le sang, au propre comme au figuré.

 

P2182158.JPG

P2182163.JPG

P2182175.JPG

 

P2182195.JPG

P2182204.JPG

P2182223.JPG

 

A midi, repas dans une trattoria où l’on choisit trois plats parmi les dizaines exposés, pour remplir une seule grande assiette. Tout cela pour 5 euros 60. Les serveurs et serveuses (tous étudiants, probablement) courent, bondissent, virevoltent, à l’étage, en terrasse, en salle, et servent, en un temps record, avec le sourire et l’amicale familiarité des Italiens, que je trouve irrésistible. Je les admire.

 

Hepburn Peck.jpgNous avons marché ensuite jusqu’à la place où l’on peut voir la Bocca della Verità. Inutile de songer à imiter Audrey et Gregory pour immortaliser cela sur une photo : il y a une très longue file d’attente devant le site. Je m’en doutais un peu. J’ai tout de même pu photographier la « bocca »en me glissant sur le côté et en guettant les dix secondes de battement entre deux fournées de Japonais souriant niaisement en insérant leur main, comme pour immortaliser un serment d’allégeance à la goulue Gorgone.

 

 

 

 

P2182230.JPG

 

P2182233.JPG

 

P2182235.JPG

P2182239.JPG

Le jour descend insensiblement, mais nous avons encore eu le temps de faire une brève incursion à la Basilique Santa Maria in Trastevere, avant de démarrer la promenade du Janicule : la Fontaine Paola, la Porte St Pancrace et la statue de Garibaldi sur son cheval.

 

P2182252.JPG

 

P2182255.JPG

P2182268.JPG

 

P2182271.JPG

P2182278.JPG

 

P2182279.JPG

P2182284.JPG

 

Conclusion, en point d’orgue : Roma by night : à pied, comme toujours. Illuminée. L’appareil photo et moi avons fait ce que nous pouvions, c'est-à-dire, pas grand-chose...

 

 

 

P2182290.JPG

P2182298.JPG

P2182300.JPG

 

P2182301.JPG

 

P2182319.JPG

 

P2182320.JPG

 

Un au-revoir très doux. J’ai pensé à ma mère toute la journée, en ayant envie de lui envoyer tout ce soleil, tout ce bonheur, pour l’accompagner dans son épreuve.. Le soir, de retour à l’appart, nous avons eu des nouvelles rassurantes au téléphone. Je lui ai même parlé.

 

Nous rentrons, très vite. J’ai envie, aussi, de te serrer dans mes bras.

 

 

pisenlit3.jpg

 

 

Commentaires

Sais tu que la place Navone qui reprend les contours d'une arène pour courses de chars était inondable avec l'eau du Tibre pour y organiser des naumachies ?
Au XVII & XVIII siècle, on l'inondait encore en été pour que les carosses se promènent dans la fraicheur (avec moustiques, malaria & fièvre jaune garantis).
As tu vu les très belles mosaiques de Sainte-Marie de Trastevere, extérieures & intérieures ?
Il y a de fort beaux Caravage dans Saint-Louis-des-Français, & de magnifiques carabiniers un peu partout; comme toi, je ne suis pas blasé, moi !
Mais comment peut-on tout voir dans cette ville ...

Écrit par : philippe | 31.03.2011

Répondre à ce commentaire

Ben elles sont où les photos des sublimes représentants de le Force Publque ? On veut bien donner notre avis aussi !
J'aime bien cette dernière journée. J'ai même piqué une seconde de jalousie au nom du Caravage, mais bon, moins de regret s'il n'y a pas vraiment de ses oeuvres. La prochaine fois, vous irez à Santa Maria del Popolo, paroi latérale droite...Hihihi j'ai mon service de renseignement !

Écrit par : Laplume | 31.03.2011

Répondre à ce commentaire

A chaque voyage, moi aussi, je ne manque pas Le Caravage. Et le Trastevere est justement le quartier où je vais loger début mai. Merci, par tes billets, de m'avoir aidé à réviser.

Écrit par : calystee | 31.03.2011

Répondre à ce commentaire

Eh bien encore une journée bien chargée...

Écrit par : Cornus | 31.03.2011

Répondre à ce commentaire

@ Philippe : Non, je ne savais pas tout ce que tu me racontes là. C'est très intéressant.
Sainte Marie de Trastevere, oui, nous y sommes passés, un peu trop rapidement à mon goût.

Quant au cavalieri, et aux "caravaggi" : ah, mais, personne n'est blasé ! On se donne juste un air, comme ça, en artistes... :-)

@ Plume : Toi, tu es une Lubrique.
(à prendre comme un grand compliment !)

Quant à Caravaggio, ma foi : je dois avouer que la vie et la personnalité du personnage m'inspirent davantage que ses oeuvres en soi. C'est beau, mais cela manque de mystère à mon goût, pour le peu que j'en ai vu. Il me "parle" moins que d'autres artistes. Mais, bien sûr, je suis tout à fait profane sur son oeuvre, qui mériterait sûrement une étude plus approfondie ! Et peut-être que le coup de coeur suivrait. Je ne sais pas.

@ Calyste : Je suis content que tu "enchaînes". Tes billets ultérieurs me donneront l'occasion de "réviser", moi aussi !

Que de monde à Rome pour les vacances de Pâques ! A part toi, il y a aussi ma collègue Betty et sa famille qui s'y rendent.

@ Cornus : Oui, bien remplie, mais pour pouvoir nous satisfaire entièrement, il aurait aussi fallu que nous nous rendions à Ostie. Manque de temps...
Bah, ce n'est que partie remise....

Écrit par : Lancelot | 03.04.2011

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire